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L’assassinat politique de Charlie Kirk

16/09/2025

L’assassinat politique de Charlie Kirk

Charlie Kirk, fondateur de Turning Point USA, s’est imposé comme une figure majeure de la droite américaine contemporaine, mobilisant les jeunes sur les campus autour des valeurs traditionnelles, du marché libre et du trumpisme. Son engagement s’inscrivait dans une stratégie de formation et de diffusion idéologique, combinant tournées universitaires, interventions médiatiques et réseaux militants. Ardente voix contre l’avortement et fervent défenseur du droit aux armes à feu, il critiquait régulièrement les institutions académiques et médiatiques, qu’il accusait d’une domination progressiste, et se présentait comme un porte-parole de la jeunesse conservatrice.
Analysant ses positions, on constate un profil typique du conservatisme populiste : défense des normes traditionnelles, opposition aux politiques progressistes sur le genre et l’éducation, et critique systématique des élites. Son influence reposait autant sur son charisme que sur sa capacité à structurer un réseau militant capable de peser dans le débat public.
Le 10 septembre 2025, lors d’un débat public à l’Université de la vallée de l’Utah, il a été assassiné par un jeune suspect de 22 ans. Les motivations de l’attaque semblent liées à ses prises de position sur les questions de genre et les politiques éducatives concernant les mineurs transgenres, révélant la polarisation extrême qui traverse la société américaine.

 

 

 

Portrait général

 


Le Soleil – Jupiter – Lune en Balance :


•    Soleil + Jupiter + Lune en Balance, en trigone décroissant à Saturne Verseau, traduisent une identité construite autour de l’idéal d’ordre, de loi, d’équilibre, de tradition.
•    Le trigone décroissant à Saturne donne l’idée d’une intériorisation du devoir, un besoin de maintenir la cohésion sociale, même au prix de rigidités. Kirk se vivait comme le garant d’une « harmonie » menacée.
•    Jupiter au trigone de Saturne amplifie la fonction morale et judiciaire : il y a une conviction que l’on défend une cause juste, adossée à un ordre supérieur, presque providentiel.
👉 Cela le place spontanément dans une position de défenseur du conservatisme, de la loi « naturelle », du religieux institué.


La triple conjonction Mars–Mercure–Pluton en Scorpion : l’intellect comme arme


En contraste avec l’idéal d’équilibre solaire en Balance, le second pilier du thème de Charlie Kirk se trouve dans le Scorpion, où Mars, Mercure et Pluton se rejoignent. Cette conjonction forge un foyer de puissance et de radicalité : l’intellect devient arme, la parole combat, et l’esprit se tourne vers les zones de crise et de pouvoir.
Mercure en Scorpion aiguise l’intelligence : lucidité tranchante, aptitude à dévoiler les logiques cachées. Chez Kirk, la parole n’était pas académique mais polémique et stratégique, chaque mot visant à exposer une faille.
Mars en Scorpion confère une combativité viscérale. Plus qu’un affrontement direct, c’est une stratégie patiente et tenace. Kirk illustrait cette endurance dans le combat idéologique, revenant sans cesse sur les mêmes adversaires jusqu’à les épuiser.
Pluton en Scorpion, marqueur générationnel, prenait chez lui une dimension personnelle du fait de la conjonction serrée. Il donnait à sa pensée et à sa parole une intensité quasi obsessionnelle, les chargeant d’un pouvoir de transformation et de domination.
La symbolique est claire : le glaive du verbe. Là où la Balance appelait à l’harmonie, le Scorpion imposait la radicalité. Ce contraste explique le paradoxe de Kirk : prêcher l’équilibre, mais avec une intensité martiale qui polarisait tout.


Pour résumer :


•    Mars et Mercure accolés à Pluton nourrissent une pensée radicale, clivante, guerrière. Ce n’est pas un intellect « balancé » (au sens balance du terme), mais un intellect polarisé, aigu, tourné vers la dénonciation de l’ennemi.
•    Le carré à Saturne Verseau inscrit cette radicalité dans un conflit générationnel : Saturne en Verseau appelle à des structures nouvelles, plus égalitaires, tandis que Pluton en Scorpion veut révéler les instincts de mort, les zones taboues. Kirk, en portant ce carré, s’identifie à la part « purificatrice » (Pluton + Mars + Mercure en Scorpion), cherchant à traquer, exposer, réduire l’adversaire.
👉 Il ne pouvait qu’entrer en croisade, car son Soleil « légaliste » (Balance/Trigone Saturne) cherchait un ennemi à combattre et l’a trouvé dans l’idéologie progressiste. Son « anti-wokisme » apparaît alors comme un combat existentiel.

 

 

Le carré Saturne (Verseau) – Pluton (Scorpion) :


Ce carré est un sceau collectif :
•    Pluton en Scorpion (1983–1995) a révélé les forces souterraines de pouvoir, de mort et de pulsion de destruction.
•    Saturne en Verseau (1991–1994) a posé la question : quelles structures nouvelles pour contenir cette énergie ?
👉 Chez cette génération, on trouve une tension entre l’obsession du contrôle social (Saturne) et le dévoilement des tabous, des violences, des fractures (Pluton).


Kirk, avec sa triple conjonction Mars–Mercure–Pluton, a porté cette fracture de façon radicale. Mais d’autres figures de sa génération, au contraire, l’ont exprimée par le militantisme progressiste, la critique des normes, ou la dissolution des structures.
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La conjonction Uranus–Neptune en Capricorne, autour du 18°, est l’un des grands sceaux générationnels de la fin des années 1980 – début 1990. Elle incarne une fusion paradoxale entre le souffle utopique de Neptune et la force subversive d’Uranus, mais encadrée par la structure rigide et hiérarchique du Capricorne. Autrement dit : une génération qui cherche à renverser et remodeler les systèmes établis (Capricorne), non pas seulement par révolte individuelle mais par une aspiration quasi mystique à de nouveaux ordres collectifs. Uranus–Neptune en Capricorne : la déconstruction des systèmes


•    La conjonction Uranus–Neptune en Capricorne, non intégrée, prend une coloration de chaos idéologique : Uranus veut renverser, faire exploser les structures, Neptune dissout, rend poreuses les frontières, dilue les institutions.
•    Dans le registre collectif, cette configuration a souvent été associée aux mouvements de déconstruction culturelle, de remise en cause radicale des hiérarchies traditionnelles, des normes sexuelles, religieuses, politiques.
•    Dans sa version extrême, elle incarne ce que ses adversaires appellent aujourd’hui le « wokisme » : une dynamique subversive, insaisissable, qui brouille la loi (Capricorne), relativise les repères, et fragilise la stabilité institutionnelle.

Or, dans le thème de Charlie Kirk, ce noyau générationnel vient s’adosser et se projeter sur son Soleil en Balance. La Balance cherche l’équilibre, l’ordre des rapports sociaux, le discours normatif et le pacte moral. Kirk capte ainsi ces forces impersonnelles pour les incarner à travers une posture politique et idéologique :
•    Uranus lui confère un ton polémique, un goût de la rupture et de la contestation des élites progressistes,
•    Neptune ajoute une coloration messianique, idéaliste, presque religieuse à son militantisme,
•    le Capricorne structure cette énergie dans un cadre de conservatisme, de hiérarchie et de discipline institutionnelle,
•    la Balance solaire sert de miroir : il devient un porte-parole, un médiateur qui transforme ce courant collectif en discours idéologique polarisant sur l’ordre social, la morale, la justice.


Cela peut se lire comme la signature d’un homme qui n’exprime pas tant sa singularité que la condensation d’un mythe générationnel : celui d’un combat pour restaurer (Capricorne) un ordre perçu comme menacé (Balance), porté par des forces plus grandes que lui (Uranus–Neptune).
👉 Autrement dit : son Soleil a servi de point de focalisation et d’incarnation personnelle d’un souffle collectif qui dépasse son existence individuelle.
Au moment de l’assassinat, Mars en transit sur son Soleil Balance attaque littéralement le cœur de son identité. Le Soleil représente la vitalité, le centre irradiant, l’ego conscient : Mars, dieu de la guerre, vient y déposer l’étincelle de la confrontation et de la violence.


Mais ce contact ne se limite pas à un simple duel entre la vie (Soleil) et l’agression (Mars) : il réactive en carré la grande conjonction natale Uranus–Neptune en Capricorne. Ce carré tend la scène comme un arc dramatique :


•    Uranus imprime le caractère de soudaineté, l’attaque imprévisible, fulgurante, survenant dans le contexte public (une tribune).
•    Neptune brouille la visibilité, enveloppe le geste dans une aura de mystère et d’indifférenciation : un tireur d’abord anonyme, caché dans la foule, dont l’acte semble sortir d’un brouillard collectif plus vaste que sa seule individualité.
•    Capricorne–Balance : l’événement se joue sur l’axe de la loi, de la structure et du discours social — un militant politique abattu au sein de l’institution universitaire, espace symbolique de parole et d’idéologie.
On peut donc lire ce transit comme l’activation tragique d’un schéma latent dans son ciel natal : la conjonction Uranus–Neptune, habituellement vécue chez lui comme un moteur idéologique, se retourne en déflagration concrète au moment où Mars vient frapper son Soleil. La scène se charge alors d’une valeur archétypale : l’homme qui avait incarné un courant collectif tombe lui-même sous le coup d’une violence portée par ce même inconscient collectif.


Le carré décroissant entre Soleil et la conjonction Uranus/Neptune


Le Soleil de Charlie Kirk (Balance) se place en carré décroissant à la conjonction Uranus–Neptune (Capricorne). En cycle Soleil–Uranus/Neptune, cela correspond à un moment où l’énergie solaire ne cherche plus à édifier (comme dans le carré croissant), mais à réinterpréter, critiquer, déconstruire ce qui a été établi. Le carré décroissant porte toujours une coloration de crise de conscience, un besoin d’intégrer une force collective ou transpersonnelle à l’intérieur d’une perspective plus étroite, plus individuelle.
Autrement dit, Charlie Kirk se trouvait structurellement dans une position où son identité solaire (son “je suis”) devait composer avec une pression générationnelle colossale (Uranus–Neptune) qui ne lui appartenait pas vraiment. Il en résultait :


•    une tension entre son besoin d’harmonie, d’équilibre, de discours normatif (Soleil Balance) et l’onde de choc transpersonnelle portée par Uranus–Neptune,
•    une dissonance existentielle : se faire porte-parole (Soleil) d’un courant collectif plus grand que soi, mais sous un mode polémique, conflictuel, jamais tout à fait apaisé,
•    un vécu possible d’identité assiégée, obligée de se définir contre, dans une polarité : Balance qui cherche l’ordre, Capricorne qui impose la loi du système, Uranus qui fracture, Neptune qui dissout.
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L’activation de ce pattern par transit de Mars


Quand Mars vient frapper le Soleil, il ravive la plaie de ce carré décroissant. Mars n’agit pas seulement comme une agression ponctuelle, mais comme un détonateur qui ouvre à vif la tension structurelle du thème.


•    Sur le Soleil : il y a l’attaque directe, le coup porté à l’identité et à la vitalité.
•    Par le carré à Uranus : la soudaineté, la rupture, le basculement brutal d’une trajectoire.
•    Par le carré à Neptune : l’opacité, la confusion, la dissolution de l’image solaire, le passage dans l’ombre collective (mort, anonymat, brouillage médiatique).


Comme c’est un carré décroissant, l’événement porte une tonalité crépusculaire : ce qui avait été construit (une image publique, une influence idéologique, une incarnation solaire d’un courant collectif) est soudain mis en crise, voire détruit. Le carré décroissant est un aspect de bilan, de confrontation à ce qui ne peut plus être porté en l’état. 
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 Le pattern activé par Mars devient carré en T temporaire par Jupiter qui transite le Cancer


•    Jupiter en Cancer formait un carré croissant au Soleil natal en Balance : ici, Jupiter amplifie, grossit, donne une dimension collective et publique à ce qui touche à son identité. Mais le carré est tendu : c’est l’expansion par excès, l’exagération qui devient hypertrophie, voire démesure.
•    En même temps, Jupiter s’opposait à Uranus–Neptune en Capricorne : c’est la déflagration entre l’ordre collectif (Jupiter) et le chaos transpersonnel (Uranus–Neptune).
•    Résultat : le Soleil natal (rejoint par Mars en transit) devient l’apex d’un carré en T. Le principe de vie se retrouve pris en étau entre l’excès jupitérien (les valeurs Cancer ) d’un côté et la dissolution explosive d’Uranus–Neptune de l’autre. C’est une image parfaite de l’homme happé et broyé entre des forces collectives plus grandes que lui.
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Jupiter en Cancer : le gardien des valeurs traditionnelles


•    Jupiter en Cancer, dans sa dignité d’exaltation, exprime la valorisation de la famille, de la patrie, de la protection, de la mémoire collective et des racines religieuses.
•    C’est un Jupiter conservateur, nourricier, tourné vers la continuité du clan, de la tradition, de la transmission morale.
•    Dans le thème de Kirk, ce transit accentue et exalte les valeurs qu’il défendait : le patriotisme, la morale chrétienne, l’ancrage communautaire.

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La collision : carré en T sur le Soleil de Kirk


•    Jupiter en Cancer (la tradition, la famille, la loi morale héritée) vient se heurter de plein fouet à Uranus–Neptune en Capricorne (les forces dissolvantes, subversives et déstructurantes).
•    Le Soleil de Kirk, en Balance, devient le point focal, le lieu de la mise en scène de ce conflit. Lui-même, dans sa biographie, incarnait précisément ce rôle : un orateur, un médiateur idéologique, pris dans la guerre culturelle entre le conservatisme religieux-nationaliste et la mouvance progressiste déconstructive.
•    Mars en transit, en frappant ce Soleil, fait éclater le conflit latent en drame concret : l’agression n’est pas seulement physique, elle est symbolique — l’homme frappé au cœur pour ce qu’il représente.
. La dynamique des progressions
•    Soleil progressé au carré décroissant de Saturne natal et progressé : la confrontation au mur du temps, la sanction ultime, l’impossible continuation. Saturne, c’est la limite infranchissable, et le carré décroissant met fin à un cycle, il clôture brutalement.
•    Soleil progressé conjoint Pluton natal à 0° d’orbe (24° Scorpion) : là, nous avons une scène d’une intensité dramatique extrême. Pluton, c’est la mort, le sacrifice, la descente dans l’ombre, mais aussi l’immense puissance de transformation. Qu’un Soleil progressé vienne frapper Pluton au degré exact, c’est comme si l’identité solaire devait être dévorée par les forces plutoniennes.
•    Cela active en profondeur le carré natal croissant Pluton–Saturne (Scorpion–Verseau), qui était déjà un schéma d’acier dans sa carte : tension entre pouvoir destructeur et loi implacable, entre mort et système. Le Soleil progressé, en venant toucher Pluton, rallume ce carré et s’y immole symboliquement.
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 La mort comme sacrifice 

 

 

On pourrait dire que Charlie Kirk est mort sous un ciel sacrificiel :


•    Le Soleil natal, frappé par Mars, attaqué par Jupiter et pris dans le champ Uranus–Neptune.
•    Le Soleil progressé, rattrapé par Saturne et avalé par Pluton.


Tout converge sur l’astre solaire — la figure de l’ego, de l’identité, de la vitalité consciente. C’est l’image de l’individu qui meurt non pas seulement d’une balle, mais d’un écrasement symbolique, pris dans une dramaturgie collective, idéologique et générationnelle.
Son destin solaire, déjà fragile dans son carré décroissant natal, est littéralement mis à mort :


•    Mars signe l’agression immédiate,
•    Jupiter l’expose et amplifie la scène,
•    Uranus donne le coup fulgurant,
•    Neptune voile l’auteur,
•    Saturne ferme le cycle,
•    Pluton avale la lumière.
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Charlie Kirk est tombé exactement sur la ligne de fracture qu’il incarnait :


•    D’un côté Jupiter en Cancer : les valeurs de la famille, de la foi, du patriotisme.
•    De l’autre Uranus–Neptune en Capricorne : le brouillage idéologique, la subversion des normes, le chaos culturel.
•    Lui, Soleil Balance, était le médiateur, le tribun, le porte-parole de ce conflit.
•    L’agression de Mars scelle tragiquement ce clivage en faisant de son corps et de sa mort le théâtre de la collision entre ces deux mondes.


1.    Carré décroissant du Soleil progressé à Saturne natal et progressé → clôture de cycle, impossibilité de continuer, confrontation avec la limite infranchissable.
2.    Conjonction exacte du Soleil progressé à Pluton natal (24° Scorpion) → sacrifice solaire, descente dans les forces plutoniennes, activation du carré natal Pluton–Saturne.


Soleil progressé au carré décroissant de Saturne


Le carré décroissant symbolise toujours un moment de crise, bilan, rupture de continuité. Quand le Soleil progressé se heurte à Saturne, il rencontre l’ultime mur du temps : la sanction, la limite, le terme. C’est la confrontation avec la réalité implacable qui ne permet plus de prolonger la trajectoire solaire.


•    Dans le vécu, cela peut signifier une mise à l’épreuve extrême, une perte de vitalité, une coupure radicale du chemin.
•    Sur un plan symbolique, c’est le pouvoir de Saturne qui arrête le Soleil : la loi cosmique qui dit « jusqu’ici et pas plus loin ».


 Soleil progressé conjoint Pluton natal


Cette image est d’une intensité dramatique rare. Le Soleil, principe de vie, vient littéralement s’immoler sur Pluton, dieu des enfers.


•    C’est l’expérience de la destruction, de la mort, du sacrifice personnel.
•    Mais aussi, dans un sens symbolique, une immersion dans l’ombre collective : l’individu disparaît pour être happé par des forces impersonnelles, archaïques, transgénérationnelles.
•    Ici, il s’agit d’une conjonction exacte : l’identité consciente est absorbée par les forces de mort et de transformation.
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 Réactivation du carré natal Pluton–Saturne


Dans le natal, Kirk portait déjà un carré croissant Saturne Verseau – Pluton Scorpion, archétype de la tension entre le pouvoir destructeur et la loi institutionnelle, entre la violence des profondeurs et la rigueur d’un ordre froid.


•    Le Soleil progressé, en venant heurter Pluton, dynamite ce carré : il s’inscrit de plein fouet dans cette dynamique de destruction par le système ou de sacrifice à la Loi.
•    Cela peut se traduire comme une mise à mort solaire (sa vision, son but de vie) au sein d’un ordre institutionnel (Pluton–Saturne étant souvent lié aux violences de système, aux structures de pouvoir coercitives).
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On pourrait dire que le Soleil progressé de Kirk a « trouvé sa tombe » dans la mécanique de son propre thème :


•    Saturne : la limite infranchissable, le couperet du temps.
•    Pluton : la mort initiatique, l’anéantissement, le passage au-delà.
•    Le carré Saturne–Pluton : la loi implacable qui détruit la lumière solaire.


Ce qui est frappant, c’est la concordance : le Soleil progressé active à la fois Saturne (le temps, la fin) et Pluton (la mort), réactualisant leur carré natal. L’image est presque mythologique : le héros solaire qui se sacrifie sur l’autel des puissances de destruction et de loi, comme si son destin individuel devait s’achever dans une dramaturgie cosmique inscrite dès la naissance.

 


Approfondissons le carré Pluton Scorpion – Saturne Verseau, lequel ne décrit pas seulement une tension intime dans la psyché de Kirk : il appartient aussi à une trame collective, avec un contenu historique et sociétal qui dépasse largement son destin individuel.


 Archétype du carré Pluton–Saturne


•    Pluton en Scorpion (1983–1995) : génération marquée par une intensification des forces de mort et de transformation, plongée dans les zones obscures de la psyché et du collectif. C’est la génération qui a grandi avec la fin de la guerre froide, l’épidémie du sida, l’explosion des tabous sexuels, la mondialisation économique, mais aussi une fascination pour la destruction et la régénération.
   Saturne en Verseau (1991–1994) : structure des systèmes collectifs, des institutions, des lois idéologiques, mais avec une teinte d’idéalisme rigide, de rationalisme froid, voire d’ingénierie sociale. Saturne en Verseau construit des architectures politiques ou technologiques qui veulent incarner le progrès, mais au prix d’une certaine coupure.


Quand ces deux pôles s’affrontent en carré, on a un conflit entre le pouvoir destructeur/régénérateur des profondeurs (Pluton Scorpion) et la loi institutionnelle sèche et froide du collectif (Saturne Verseau).
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Sens sociétal du carré croissant Pluton–Saturne


Le carré croissant (Pluton en Scorpion plus ancien, Saturne en Verseau plus récent) marque un moment d’édification douloureuse : on tente de bâtir des systèmes (Saturne) capables de contenir, encadrer ou rationaliser les forces brutes de Pluton. Mais le résultat est toujours tendu :


•    Pluton corrompt et révèle les failles cachées dans les structures saturniennes.
•    Saturne impose des règles glaciales, qui répriment la vitalité et rendent Pluton explosif dans l’ombre.


On obtient donc un climat de structures institutionnelles traversées par des forces destructrices : régimes politiques ou systèmes économiques qui se durcissent sous la pression d’un chaos souterrain, institutions qui se protègent en devenant implacables.
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 Exemples historiques autour de cette configuration (début 1990s)


Le carré natal de Kirk correspond à un contexte mondial très parlant :


•    Chute de l’URSS (1991) → effondrement d’un système totalitaire (Pluton) sous le poids de ses structures rigides (Saturne). On voit l’ancien ordre mourir et un nouveau monde chercher ses lois.
•    Guerres de Yougoslavie (1991–1995) → Pluton scorpionesque (violence, purification ethnique, destruction) affrontant Saturne verseau (volonté de reconstruire un ordre politique européen).
•    Épidémie du sida (toujours dans ces années-là) → Pluton (sexualité, mort) vient percer les structures sociales et médicales, obligeant à de nouvelles règles collectives (Saturne Verseau : santé publique, prévention).
•    Premiers grands débats sur l’internet et la mondialisation → Saturne Verseau (nouvelles structures technologiques, rationalisation des réseaux) se confronte à Pluton Scorpion (forces souterraines, infiltration, cybercriminalité naissante, pornographie, pouvoir invisible des flux financiers).


Ce carré décrit donc une génération qui grandit dans la conscience d’institutions fragiles, corrompues ou menacées par les forces souterraines de Pluton.
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Chez Kirk, incarnation personnelle du conflit collectif


Charlie Kirk, en naissant avec ce carré, incarne cette tension :


•    D’un côté, son Pluton en Scorpion lui donnait une aura de combat radical, une relation viscérale à la mort, au pouvoir, aux dynamiques de survie et de domination.
•    De l’autre, Saturne en Verseau représentait la froideur des systèmes idéologiques et institutionnels : une volonté d’imposer un ordre, une rigueur intellectuelle et politique.
•    Le carré croissant rendait cela explosif : Kirk s’est retrouvé porte-parole d’un combat idéologique féroce, affrontant le chaos culturel (Pluton) par des mots d’ordre rigides et conservateurs (Saturne).


Et quand son Soleil progressé est venu rallumer ce carré, la tension s’est concrétisée dans la forme la plus brutale : l’individu solaire frappé par la collision des forces destructrices et des lois implacables.


Ce carré Pluton–Saturne n’est pas seulement le décor de son thème : il est le climat d’une génération entière, marquée par l’effondrement des anciens systèmes et la montée d’un ordre nouveau, construit dans la douleur, la violence et la corruption. Chez Kirk, cette configuration a trouvé une scène d’expression extrême : sa mort, survenue dans un cadre institutionnel (tribune universitaire), illustre tragiquement la confrontation entre l’ordre idéologique (Saturne Verseau) et la violence souterraine (Pluton Scorpion).
👉 Chez cette génération, on trouve une tension entre l’obsession du contrôle social (Saturne) et le dévoilement des tabous, des violences, des fractures (Pluton).
Kirk, avec sa triple conjonction Mars–Mercure–Pluton, a porté cette fracture de façon radicale. Mais d’autres figures de sa génération, au contraire, l’ont exprimée par le militantisme progressiste, la critique des normes, ou la dissolution des structures.
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Quelques parallèles : 


Figures conservatrices (Kirk, mais aussi d’autres jeunes leaders évangéliques ou trumpistes) : ils ont projeté Saturne (l’ordre, la loi) comme principe directeur, en menant une croisade contre la dissolution perçue. 
Figures progressistes / “woke” de la même génération : elles ont projeté Uranus–Neptune comme bannière de l’utopie, mais en rejetant Saturne et en affrontant le poids plutonien des tabous sexuels, sociaux, identitaires.
👉 Les uns et les autres se font miroir : chaque camp incarne un fragment de la même fracture générationnelle.


Le climat collectif :


La mort de Kirk sous ces transits (Mars sur son Soleil, Jupiter en Cancer en T-carré, Soleil progressé sur Pluton) n’est pas qu’un destin individuel. Elle peut être lue comme une mise en acte dramatique de ce conflit générationnel :


•    Mars sur le Soleil → le combat devient littéralement une mise à mort.
•    Jupiter en Cancer → l’enjeu des valeurs familiales, traditionnelles, patriotiques.
•    Uranus–Neptune en Capricorne → le spectre du chaos institutionnel, de la dissolution de la loi.
•    Soleil progressé sur Pluton natal → la figure du « martyr » qui meurt au nom d’un combat plus vaste que lui.


En d’autres termes : son assassinat n’est pas seulement l’arrêt brutal d’un destin personnel, mais aussi un symbole sacrificiel : un représentant de la génération Uranus–Neptune, pris dans l’étau du carré Saturne–Pluton, fauché par le climat de polarisation extrême où chacun projette son ombre sur l’adversaire.

 

© 2025 Déborah Torres. Texte protégé par le droit d’auteur.